Journal de bord du voilier Malysse
Mindélo, dernière escale avant l’Amérique, 2000 milles (soit environ 3700 km)
Changement d’équipier, Jean-Pierre nous quitte et est remplacé par Jean et Jean-Pierre.départ le 3 décembre à 8H03,
Nous devons procéder à l’approvisionnement du bateau (vivres, eaux …) mais auparavant nous voulons profiter de différentes îles et de la beauté des paysages, tous très différents.
Nous devions nous arrêter à Maïo mais les autorités ont refusé de nous faire nos visas, nous ne pouvions donc pas débarquer sur les îles.
Nous décidons de prendre le ferry pour l’ile de Santo Antao afin d’y passer 2 jours.
Une fois sur place nous prenons un transport en commun qui nous amène à Ponta Do Sol
Le lendemain nous louons les services d’un transport en commun car nous sommes 6 (nos 2 équipiers et leurs femmes et nous 2) ; un parcours est défini avec le chauffeur. Il nous emmène à Paul, Fontainhas, Ribeira Grande, Coculi, Corda,Faja de Cima ….

Nous découvrons des paysages verdoyants magnifiques, des canyons, un volcan, des hectares de culture de canne à sucre (beaucoup de cultures sont en terrasse), culture de manioc, caféiers, bananiers, goyaves, papaye ….

Nous visitons une rhumerie très artisanale (les pieds de cannes à sucre sont pressés entre 2 rouleaux entrainés par des bœufs). Les poules côtoient les canards, les cochons dans la cour où se déverse le jus de canne dans un bac en ciment à même le sol. L’alambic chauffé au feu de bois est rudimentaire et la fabrication de la mélasse se fait dans un bac en ciment, lui aussi chauffé au feu de bois. Nous goutons le rhum qui serait vraiment efficace pour déboucher les WC les plus récalcitrants. Le tout est vendu dans des bouteilles récupérées de-ci de là.
La période autorisée pour la fabrication du rhum est de janvier à juin.

A Ponta Do Sol un tout petit port de pêche abrite quelques barcasses qui pour entrer et sortir prennent de gros risques car la passe est très étroite et les déferlantes permanentes. Quand ils rentrent (ils sont au moins 10 par bateau d’environ 7 mètres de long) ils sautent tous du bateau et le tirent à toute vitesse sur la cale. Impressionnant !


Nous avons eu un véritable coup de cœur pour cette île aux paysages lunaires contrastant avec des terres luxuriantes, aux oppositions climatiques étonnantes et dont la gentillesse des habitants malgré une grande pauvreté pour beaucoup d’entre eux est touchante . D’ailleurs le tourisme rural et sportif est en plein essor.
Dommage, nous n ‘avions pas assez de temps pour faire quelques randonnées mais ce n’est que partie remise.
Mindelo, 2ème grande ville du cap vert, sur Sao vicente, contraste avec Sao Antao pour ses multiples restaurants, bars avec musiques toutes les nuits.
On s’y sent bien, pour faire les courses au marché, se promener le soir et même utiliser l’ordinateur portable sur la place de l’église.
Quelques photos : Cap-Vert